Atelier d'écriture à contraintes                                                           ABZ                                                                       
                 
 

Atelier d'écriture à contraintes - 3
 

Les contraintes sont:
 
 
1ère contrainte:

Vous devrez commencer votre texte par la phrase suivante :

Les jupons de Mme La Marquise étaient toujours gris, on ne savait pourquoi.

Et terminer par :
Et la bataille s’acheva dans un bazar indescriptible.

2ème contrainte:

Les mots obligatoires :
sexuel
ordinaire
galopant(e)
écarlate
misandre
propreté
.

Les mots interdits :

triste
guerre
tranchée
confinement
virus.


3ème contrainte

10 lignes environ !



Oui on sait, c'est pas fastoche, mais vous zêtes doué(e)s !!!


 



 

  • Jacky dit :
    29/4/2020

    "Les jupons de madame la Marquise étaient toujours gris, on ne savait pas pourquoi. C'est Georges qui me l'a dit. Et quand je lui ai demandé comment il le savait, il est devenu écarlate. Ben quoi ? Y a pas de mal à ça ! Moi je m'intéresse bien aux caleçons du Marquis, rien de sexuel là-dedans. Bon, si, un peu quand même. Mais c'est aussi pour vérifier la propreté des gens. C'est important ça !
    Georges est retourné à son jeu vidéo préféré : les Vikings sauvages contre les Amazones misandres. D'ordinaire Georges ne veut pas que je joue avec lui, mais là il m'a prêté une manette. Moi j'aime pas trop ces jeux pleins de violences : les types arrivent en galopant et en hurlant, ils coupent des têtes au passage. Georges se régale, et moi je suis contente s'il est content. Même si je comprends rien à l'histoire. Bon, cette fois, il paraît que la bataille s'acheva dans un bazar indescriptible."

  • Cachou dit :
    8/4/2020

    Les jupons de Mme La Marquise étaient toujours gris, on ne savait pourquoi, alors qu'elle semblait être d'une propreté irréprochable.
    On l'appelait HLM, vu qu'elle se prénommait Hélène. Et d'ailleurs, qu'on soit clair, La Marquise, c'était son nom, comme d'autres s'appellent Dupont ...
    Elle était dotée d'un physique assez ordinaire, et d'une carnation rougeaude à tendance écarlate dès les premiers rayons de soleil. Bref, elle aurait bien eu besoin, entre autres, d'un bon ravalement de façade.
    Le manque de prétendants à un bail, même court, l'avait rendue misandre, malgré un appétit sexuel aussi galopant que refoulé. Du coup, elle compensa sur la bouffe, surtout sur le chocolat, qu'elle préférait au lait (personne n'est parfait).

    C'est alors que survint brutalement la Grande Pénurie.
    Comme tout le reste, le chocolat devint rare. HLM voulait bien se passer de PQ voire de pâtes mais certainement pas de cacao ! Elle allait donc quotidiennement acheter sa came. Mais ce jour-là, qui fût -et pour cause- le dernier de sa terne existence, une seule tablette subsistait dans le rayon, qu'une main preste lui subtilisa sournoisement sous le nez, juste au moment où elle allait s'en saisir. HLM rugit et s'élança à l'assaut de l'effrontée, pour lui reprendre le précieux trophée qui était le ciment de sa vie, dût-elle s'écrouler au passage (ce qui fût le cas) ... et la bataille s'acheva dans un bazar indescriptible.

  • Claude HERSANT dit :
    6/4/2020

    Les jupons de Madame la marquise étaient toujours gris, on ne savait pourquoi.
    "Madame la marquise" était le nom d'une marque de lingerie prestigieuse. Cette lingerie était tout sauf ordinaire, ignorant la précarité galopante et les problèmes de chômage, elle atteignait des prix fabuleux. Et, particularité étonnante, sa créatrice, une femme élégante et terriblement misandre, avait imposé le gris comme couleur dominante. Un gris très subtil, d'une nuance chaude et précieuse, décliné en soie, satin et quelques cotons très fins, souvent damassés de motifs ton sur ton, fleurs, oiseaux, étoiles.
    Sa fille travaillait avec elle depuis quelques années, mais il y avait des litiges entre les deux femmes. La jeune voulait révolutionner la marque, la rendre un peu moins élitiste en introduisant des matériaux synthétiques plus modernes qui horrifiaient la mère, et des couleurs éclatantes.
    Enfin d'accord après de longues négociations, décision était prise d'une nouvelle collection dirigée par la fille, de couleur écarlate. La mère avait un peu hésité sur la connotation plus sexuelle de cette couleur, mais le résultat était superbe et flamboyant. Une bonne campagne publicitaire en faisait déjà un succès avant la mise sur le marché.
    Le lancement spectaculaire devait se faire sur la boutique des Champs Élysées juste avant la Saint Valentin, et une pièce de lingerie était offerte aux cinquante premiers clients. Fatale erreur, il s'ensuivit une file d'attente impressionnante de femmes fébriles et d'hommes en quête d'un cadeau à offrir. Difficile de déterminer exactement qui étaient les premiers arrivants, à l'ouverture des portes, la précipitation et la bousculade étaient impossibles canaliser, l'ordre et la propreté du magasin balayés par le flot des acheteurs, et la bataille s'acheva dans un bazar indescriptible.

  • Thierry Morel dit :
    5/4/2020

    Les jupons de Mme La Marquise étaient toujours gris, on ne savait pourquoi.
    La Marquise aussi, mais là, on savait pourquoi.
    Chaque fin d'après-midi elle s'enfilait cognac sur cognac depuis qu'elle savait que le beau marquis courait le guilledou dans tous les bousins de la capitale. Et pourtant, elle en aurait bien fait son ordinaire de l'appétit sexuel du cher et tendre. Or voilà belle lurette qu'ils n'avaient plus frotté le lard ensemble. Aussi, ce soir-là, n'y tenant plus, elle s'était lancée galopante à la poursuite du cocufieur. Et c'est tout écarlate, qu'elle était entrée dans le lupanar où elle espérait rejoindre les rangs des margotons, bien décidée à faire la Messaline dans la chambre du mari. Mais dès qu'elle l'aperçut dans les bras des courtisanes dont elle devinait la propreté plus que relative, son sang ne fit qu'un tour. Elle hurla, mais l'hystérie était telle et la voix si aiguë que sa diatribe se fit incompréhensible, même si les mots butor, faraud, nodocéphale ou autre houlier, pourceau, ribaud et sagouin furent assénés plus qu'à leur tour. Le gourgandin tenta la défense, traitant l'inopportune de misandre, d'épouse froide et insensible dont le désir était aussi triste que la couleur de ses jupons. Là, la Marquise perdit pied, elle décocha une droite dévastatrice à la Thomas Hearns que le débauché évita de peu, mais pas la pommette de la goton qu'il enlaçait encore. La gigolette et ses consoeurs se ruèrent alors sur la marquise.
    Et la bataille s’acheva dans un bazar indescriptible.

  • Firenz' dit :
    3/4/2020

    Les jupons de Mme La Marquise étaient toujours gris, on ne savait pourquoi. Le lavandier avait essayé de chasser la grisaille de ses jours et de ses jupons. Il avait troqué la lessive ordinaire contre des bains de lait de brebis, ou trempé les dentelles dans de l’eau écarlate avant de les faire sécher au soleil, et bien d’autres sorcelleries domestiques encore. Rien n’y faisait. Grises elles étaient, grises elles restaient, même si, en termes de propreté, les jupons étaient irréprochables.
    Un jour qu’elle enfilait un tout récent bustier, la belle entra dans une terrible colère et fit convoquer le lavandier. La marquise était misandre, tout le monde le savait, et le pauvre jeune homme craignait pour son travail, mais aussi pour sa tête. Devant lui elle défit son caraco de soie rouge, et montra le bustier de grisaille. Nul besoin d’avoir une imagination galopante pour s’émoustiller à la vue de la poitrine ainsi suggérée. Le lavandier perdit bel et bien la tête, d’une autre façon, secoué par des élans amoureux et des désirs sexuels. Il tenta de garder son sang froid, jura de trouver un moyen de dégrisailler le blanc, et s’apprêtait à quitter la pièce quand la belle lui demanda de resserrer son bustier. Le jeune homme, peu expert en la matière, tira tous les lacets, les cordons, les dentelles, fit des nœuds, des rosettes, perdit le fil et recommença. Finalement, sa maladresse fit rire la jeune marquise, et ce rire le désarçonna. Alors il s’emmêla à nouveau les ficelles… Et la bataille du bustier s’acheva dans un bazar indescriptible.

  • Luciole dit :
    3/4/2020

    Les jupons de Mme La Marquise étaient toujours gris, on ne savait pourquoi. Thérèse, sa lingère qui s'évertuait chaque semaine à les frotter, écarlate, se désespérait de cet aspect de propreté douteuse. Pourtant, Madame, toute misandre qu'elle fut, et Thérèse savait bien pourquoi, tenait à son apparence, et avait une hygiène irréprochable. C'est ce que Thérèse répétait à ses consœurs autour du lavoir, mais celles-ci continuaient à moquer sa maîtresse, gaussant son manque d'appétit sexuel pour les hommes en insinuant que Dieu la punissait sans doute à travers ses jupons. D'ordinaire, Thérèse se maîtrisait, mais ce jour-là, elle sentit monter en elle une rage galopante et c'est Firmine à la langue bien pendue, penchée sur sa planche à côté d'elle qui en fit les frais la première, culbutée dans l'eau savonneuse. Le lavoir s'embrasa, les coups plurent, entrecoupés de jurons et de cris qui ameutèrent tout le village, et la bataille s'acheva dans un bazar indescriptible.

  • Nicole Pfund dit :
    3/4/2020

    Les jupons de Mme La Marquise étaient toujours gris, on ne savait pourquoi et sûr, ce n’était pas une question de propreté
    En réalité, sous son air tout à fait ordinaire, cette femme agissait pour le compte de la bande du MLH . Un groupuscule (mouvement de la libération de l’homme) , dont le nombre d’adhérents affichait une augmentation galopante depuis avril 2020, il revendiquait la prolongation du droit à sous payer, emprisonner ou avoir des rapports sexuels avec les nanas, même si elles ne le souhaitaient pas.
    Pour en revenir aux jupons de la marquise, il s’agissait en fait d’un détecteurs de misandre, lorsqu’elle allait boire le thé, jouer au bridge et même aller faire ses courses, il suffisait qu’une femme dise du mal de son mari, voisin ou employeur et ces fameux jupons devenaient écarlates
    Cela dura 7 mois, mais le jour où elles s’en aperçurent, ses connaissances, amies, copines se regroupèrent et suivirent la marquise jusqu’au siège du MLH
    Je vous laisse imaginer la suite, insultes, baffes, même Castanier s’en prit une
    Bruit, fureur, coups ! et la bataille s’acheva dans un bazar indescriptible

  • Isaa dit :
    2/4/2020

    Les jupons de Mme La Marquise étaient toujours gris, on ne savait pourquoi.
    On disait son mari misandre, et d’ailleurs il se trouvait depuis fort longtemps en captivité dans un asile d’aliénés. Pourtant certains bruits éventaient les ébats sexuels pas ordinaire de la marquise. Il paraît qu’elle était toujours sous l’influence de l’imagination galopante de son mari qui la pervertissait en lui envoyant des écrits brûlants. Hier Justine sa servante qui était une férue de la propreté me fit la confidence de la dernière frasque de la marquise dans le boudoir écarlate. Je suis grisé comme les jupons de la marquise à pouvoir vous les répéter . C’était une sorte de bataille verbale pseudo philosophique, avec des propos indécents et décadents...
    Et la bataille s’acheva dans un bazar indescriptible.

  • Jim Felge dit :
    1/4/2020

    Les jupons de Mme La Marquise étaient toujours gris, on ne savait pourquoi.
    Enfin, les non-initiés ne comprenaient pas. Pourtant dès que la Marquise d'une propreté toute relative enfilait ses jupons écarlates, le ton était donné. Les proches savaient.
    Elle n'était pas misandre loin s'en faut et un appétit sexuel peu ordinaire et insatiable lui déchirait les entrailles. Elle avait besoin d'être très souvent honorée comme d'autres aiment tricoter un napperon.
    Ce jour-là, donc, possédée par une envie pressante, irrésistible, elle partit en galopant sur les remparts et montra son joli popotin enveloppé du fameux jupon écarlate. C'était le signal.
    Les soldats qui assiégeaient le château comprirent aussitôt. Comme pour les spermatozoïdes, il n'y aurait qu'un vainqueur. Dans la précipitation, on installa une échelle, et la situation s'embrasa rapidement. Devant le trop grand nombre de prétendants, les soldats devinrent fous, se battirent comme des bêtes en rut et la bataille s’acheva dans un bazar indescriptible.