Catherine Estrade

Pour Audrey
              

          Ça commençe comme ça

   
Ça commençe comme ça. Hors du lit, le matin, volets ouverts, soleil fade.
Il faut chausser les bottes et arpenter les possibles, au hasard, au risque de s’y perdre.
Briser, penser collectiviser, émanciper, oublier, prendre, donner, ouvrir, accueillir… et l’homme et le loup et le sauvage, bon ou pas, et l’enfant qui ne sait rien. Redevenir l’enfant peut être ou autre chose. Déhiérarchiser, désaligner, déconstruire et refaire.

Le Visage et l’autre.

Ecrire aussi.

Possiblement ne pas comprendre et se perde dans la masse fourbe des questions noueuses.

Après, lorsque le flux bruyant s’éteint, reprendre sa vie en main, chopper les nuages abstraits du matin pour en faire de la pâte ferme et plastique, et partir masqué-e-s dans les rues, casser, hurler, construire avec, proposer, inventer. Danser. Puis cesser.
Et chaque jour recommencer pour ne jamais s’abîmer dans l’un ou l’autre. Pour ne jamais s’égarer dans les possibles, jamais s’installer dans la puissance d’agir.
Demain, il faudra se lever et chercher, il faudra trouver quelque part entre nos désirs et nos corps une route terreuse et légère, une route sinueuse et belle, celle des soirs d’automne multipliés de lumière.
 
Et puis ouvrir les tiroirs pour l’espoir.

 

 



 

 
 



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