Henri

Où subsiste encore ton écho




Je te tiens par la main. Je t'emmène un peu plus loin. Marche après marche, à petits pas, ta main et on laisse les autres derrière.

Couvert d'un ciel déclinant, on s'assied à l'abris sur une balustrade, en avant dans le paysage, en dessous des phares et des lucarnes. A tes côtés. Tu me parles, je me souris. J'ai le soleil rose, le ventre qui se mélangent. Et tes mains.

Qu'est-ce que tu dis ? Je ne sais plus entendre, je suis explosé de joie. Je suis une petite fourmi partie sur ton corps. Ca bourdonne dans mes tempes : "Embrasse-la !"

Le contact de tes joues, ode à la pèche, le cristal de ta nuque, que je saisis au bout des doigts, jeu des mèches. Tes lèvres !

Tu m'étreins comme une seule obsession. Tes jambes basculent sur moi. Tu t'assieds sur mon bas ventre et me serres.

Je sens ta chaleur. Donc  j'existe, puisque tu existes. De la vie autour de moi, c'est étrange. J'avais oublié. Ca c'était éteint. Je me sens tellement mieux.

Quand je te tenais dans les bras.