Henri

4 mars 2015. Jour 0.

J'ai décidé de faire un long voyage en Asie du Sud-Est. Enfin décidé… Pas enjoué par ce voyage, un peu déprimé, je me lève bien en avance pour, une fois n'est pas coutume, ne pas être à la bourre pour le train – j'en rate bien un sur deux.

C'est davantage un exil temporaire. Je suis au chômage depuis un an et sans plan B valable. Ma petite copine vient de me quitter, alors il faut que je prenne un grand bol d'air frais. Ca fait trois ans que je repousse ce voyage en fait. Ce coin du monde m'attire. Je n'avais jamais eu le cran de partir seul et comme je compte faire une grande boucle entre le Vietnam, le Laos et le Cambodge, je n'ai trouvé personne qui pouvait m'accompagner aussi longtemps. Allez courage, je me lance !

Enfin je ne suis pas tout à fait seul : je vous embarque avec moi ! Prenez en plein les mirettes et ne vous étonnez pas que le texte puisse devenir très « coloré » à certaines heures de la nuit.

En attendant, nous voilà portés par les rails de Marseille. En route vers le nord, il y a une nappe de nuages qui nous avale à Montélimar. Sur le moment, on se dit que c'est juste couvert, que le temps pourra peut-être s'améliorer plus loin, mais non, à chaque fois c'est pareil, le ciel descend d'un bon kilomètre puis, méchant et systématique, il devient gris.

Je suis déçu de ne pas retrouver le complexe en anneau de l'architecture de Charles de Gaulle – il est là mais pas comme lorsqu'on le voit de haut dans les documentaires. Enfin je décolle (ah oui, j'ai failli rater l'avion en quittant le train une station trop tôt ! Mais je me suis ravisé avant que les portes ne se referment. Enfin ce n'est qu'une parenthèse de plus dans mes relations avec les transports en commun. Je passe également mes tergiversations sur ce que je suis censé faire de ces boarding pass, checkin, lugage deposit, boarding gate et LAST CALL, LAST CALL!).

Escale à Moscou – c'était moins cher. RAS malheureusement. Pas de photos de tempête de neige ! Puis j'embarque, d'une courte longueur malgré l'énervement de russes sans gêne, sur le gros navion. Je suis placé à côté d'une merveille moscovite… et de son copain. Est-ce que je vous la décris ou pas ? Non, « merveille » stimulera suffisamment votre imagination. N'empêche, je me rappelle bien quand on s'est appuyés épaule contre épaule afin de trouver une position pour dormir deux petites heures.
 

longevity symbol



Musée des confluences



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