Catherine Estrade



                  Sur le flanc


 

Assise sur le flanc des collines tondues

Je guette l'étincelle

Les ruines symphoniques du souffle sur mon dos

me ramènent à la mer

 

J'augure la longue absence

de ce qui ne viendra

qu'à la chute des pierres

 

Fracas des gemmes mornes

 

Assise sur le flanc des tourbières

je guette l’escarbille

 

Et le corps se déplie

aux abords des futaies

 

où le chêne prophète chante

le possible encore

de ce qui ne viendra qu'à la tombée du jour

 

Lorsque vaines

les ruines obstinées

capituleront

peut-être