Henri Marchal


+1 en attaque


Je me fonds en nage. Je, je, je... Je suis à l'envers dans une 2 5, je fais banquette avec ma perte de conscience. Accroché à la brutalité, j'ai pas peur, j'ai pas mal, j'ai plus rien. Juste parfois soif.

Sur une lame efillée de cinq mètres de long qui tournoie mystiquement, pendule en l'air. La pointe abaissée sur ta gueule, la garde, striée de sept faits d'arme, magistralement saisie par deux poings ecorchés. Hâche H24. C'est chez moi. La préfecture, le magistère. Dix remparts pour emmurer le désert. Tout à prendre.

J'ai, j'ai, j'ai... J'ai pas le choix. Ca vient du bruit de fond, le tissu de ma vie. Pourtant ce que je peux penser des fantômes..."Qu'une seule victoire !" en un hurlement vibrant, déjanté. Je dois suivre mon contrat, apporter ma voix au maelström. La voie qui n'est pas pavée d'or fin, oh non.

Un hurlement effrayant. C'est dur, tres dur, mais rien n'aura le temps de l'éprouver vraiment bien à fond. Quand je connais l'extinction du sentiment, je joue avec une autre main. J'ai ça en plus que les autres. 

Tu le sens, chien. On ne trompe pas ton instinct quand une grimace cireuse t'explique. Les crocs à vue. Une aurore boréale de veines.

Mes flammes dans tes yeux, ma cendre dans ton foie, tu fais l'accrobate sur ton fil. Ca va glisser, t'inquiète. Je vais me calmer. Je ne dépasse jamais les 10.000 tours. Toujours en rodage. Je rampe chez moi sur la dernière vague. Mais toi, tu ne m'oublieras pas.