Le Zinc

Pour commencer, on va essayer de se détendre car on est sur le site d’un pôle artistique et je vous sens fâché avec la science. On oppose souvent la science à l’art. Et si on est artiste, il est presque naturel que l’on soit nul en maths ou tout ce qui touche à la technique.

Mais de quoi il s’agit ? Pourquoi les personnes font-elles parfois un blocage en maths ? Pourquoi si souvent en maths ? C’est cette première question que l’on va survoler.


Les maths se construisent brique après brique, comme un mur. Une fois que l’on décroche, on n’a plus les clés pour comprendre la suite. Alors on échoue systématiquement à la plupart des contrôles suivants.

Aussi, les maths sont une gymnastique, un langage. Cela demande de répéter plusieurs fois les exercices pour se l’approprier pleinement.

Alors après cela arrivent les problèmes environnementaux. Les mathématiques sont fortement liés à la réussite dans notre société. Du coup, le blocage n’est plus un problème cognitif (enfin il existe quand même une maladie qui s’appelle la dyscalculie), c’est un problème émotionnel. On est anxieux d’échouer. La crainte crée un problème de confiance en soi et nous fait redouter les maths, cette matière difficile pour tous. Les échecs successifs rendent les mathématiques déprimantes. Le mieux serait de se détendre, de se relaxer et de prendre les exercices comme un jeu, avec leurs propres règles.

Vient ensuite le côté prophétie auto-réalisatrice. On se convainc qu’on n’y arrivera pas. Et alors on est « rassuré » de ne pas y arriver.

Il faut contrer aussi le mythe de la bosse des maths. Personne n’est naturellement doué pour les maths. De même les garçons ne sont pas meilleurs que le filles. On progresse dans une discipline quand celle-ci nous procure du plaisir. On a du plaisir lorsque se créent des images dans la tête qui nous rappellent quelque chose, qui nous sont familières. Si les maths provoquent chez vous des images agréables, vous allez les rechercher, vous deviendrez bons.


En conclusion, ce qui rend les maths spécifiques dans les difficultés d’apprentissage, c’est qu’elles sont un sujet d’étude bel et bien complexes et que les chapitres s’enchaînent les uns après les autres, chaque élément reposant sur le précédent.

Mais il n’y a là dedans rien d’inéluctable, il n’y a pas d’esprits spécialement câblés pour les maths. En en faisant un jeu, on peut tous réussir.

J’espère que vous allez prendre plaisir au puzzle que je vous propose.


  • Catherine dit :
    29/12/2016

    Je me régale d'avance. parce que c'est court et concis!