Le Zinc

L’article d’aujourd’hui va parler de la vie extraterrestre. Mais avant de rencontrer E.T. on va faire mieux et parler carrément de nos clones, de nos doubles qui existent sur d’autres planètes Terre.

Pour mieux comprendre, il nous faut tout d’abord parler de la forme (la topologie) de l’univers. L’univers est régi par une équation – l’équation d’Einstein – qui a trois solutions différentes. Cette équation indique comment l’espace est courbé dans une quatrième dimension. Pour imaginer cette courbure, il faut se représenter l’univers comme s’il n’avait que deux dimensions, comme une feuille de papier. Alors, dans le cas de notre univers, soit la feuille de papier est lisse et infinie dans toutes les directions, soit elle est repliée sur elle-même en une forme de boule, soit elle a une forme de selle de cheval comme sur la figure ci-dessous.


 

Ca craint mais les scientifiques n’ont pas tranché la question : on n’est pas sûr de connaître la forme de l’univers ! Malgré tout, les pistes actuelles conduisent plutôt à la solution où l’univers est plat et infini. Ca veut dire que vous pouvez aller tout droit aussi loin que vous voulez.

Arrêtons-nous là. Ce mot, infini, doit vous faire titiller immédiatement l’esprit. Infini. Aussi grand que l’on veut, ça n’a pas de fin. Autrement dit, on peut imaginer qu’il y ait ailleurs dans l’univers tout ce qui est plausible dans la vie. Et il y a quelque chose en particulier de tout à fait plausible et même certain : c’est notre propre existence. Autrement dit, forcément, en un lieu très loin, il existe une planète Terre peuplée des mêmes gens qu’actuellement. Si c’est arrivé une fois alors sur le nombre infini de chances qu’offre l’univers, c’est arrivé au moins seconde fois et même un nombre infini de fois si on suit le raisonnement jusqu’au bout.

C’est dingue cette implication logique. Un philosophe impitoyablement logique arrive à ces conclusions folles. J’aime bien cette dureté de la lame effilée du statisticien : il existe une chance sur un milliard que la vie humaine existe ; on répète cette probabilité autant fois qu’on veut ; donc il existe forcément d’autres planètes Terre. On peut même s’amuser à des uchronies où ça serait Hitler qui aurait gagner (qu’est-ce qu’on s’amuse !), ou encore un monde où ce serait l’Inde qui aurait lancé la révolution industrielle (dans le cul, les rosbifs !)…

Et tout ça, c’est incroyable, est probablement réel. On en entend pourtant très rarement parlé (j’ai même cru que c’est moi qui était dans le faux mais non, j’ai vu quelques rares scientifiques en parler). La raison à cela, c’est que ces mondes clones sont très très loin. On n’aura jamais d’informations venant de leur part. La distance qui nous sépare fait que la lumière n’est pas même assez rapide.

Oui, il faut savoir qu’il y a un amalgame qui est fait par la communauté scientifique. C’est que quand elle parle de l’univers, elle parle en fait de l’univers visible. L’univers suffisamment petit pour que l’information lumineuse ait eu le temps de nous parvenir. Plus loin, ce sont des territoires que nos télescopes ne pourront jamais voir. Alors on les ignore. La physique s’intéresse à ce qui est observable, donc ces domaines très lointains ne font tout bonnement pas partie de la physique. Les chercheurs les ignore eux et tous nos doubles possibles.

 

C’est fou, hein ? Bon, on va redescendre un petit peu et parler des Martiens, des extraterrestres à la papa. Oui, car dans l’univers observable, notre petit univers, il est tout à fait probable qu’existent des formes de vie.

C’est l’équation de Drake qui nous renseigne là dessus. N = R* x fp x ne x fl x fi x fc x L. Où N est le nombre de civilisations extraterrestres dans notre galaxie avec lesquelles nous pourrions entrer en contact. Les autres paramètres ont été déterminés par M Drake il y a 50 ans. Il y a une polémique sur ces valeurs mais je vous donne celles les mieux acceptées aujourd’hui. R* est le nombre de nouvelles étoiles par an dans notre galaxie soit 10 par an. fp est le nombre de ces étoiles possédant des planètes, soit une sur deux. Etc. Je ne vais pas recopier l’article de wikipedia bêtement. Ce qui compte, c’est le résultat, N = 10. Il y a 10 civilisations extraterrestres avec lesquels nous pourrions entrer un jour en contact.

Le fait qu’il n’y ait pas signe de vie dans les oreillettes du SETI, le programme qui scrute les signes de vie dans l’espace, peut vouloir dire que, naturellement, toutes les espèces intelligentes s’autodétruisent avant d’atteindre la phase interstellaire dans leur développement. Je ne pousserai pas plus loin le cynisme sauf à ajouter que la cause la plus probable d’autodestruction, selon une autre théorie, est un virus militaire qui échapperait à tout contrôle...


  • Sofiane dit :
    6/1/2017

    J'espère que si je me rencontrais moi-même on s’entendrait bien, mais je crois que j'aurai tendance à parler sans m'écouter...

  • SERGE dit :
    2/1/2017

    ça réveille la réflexion ! Et j'avoue que c'est difficile d'imaginer des mondes semblables...Passionnant !!!

  • Catherine dit :
    30/12/2016

    Je me régale et mes clones aussi probablement