Catherine Estrade                    




                                            J-C                                                                     

 

Jusqu’au bord des écoutilles
effleurant le tangage et les flots
à la poupe
 
Debout sur le comptoir
le soir
lorsque les plaisanciers s’ennuient
 
C’est un sax qui grince
 
le cri même
 
Jusqu’à la proue je vais
titubant sur le pont
le capitaine hurle
mais j’écoute
 
C’est un homme si noir que parfois
je ne sais
si je me noie
ou si j’émerge
 
J’éponge
le débordement aux abords des planchers
le feulement
le son mouillé des constellations
 
Et me retiens
à la marée qui monte.
 



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